samedi 14 mars 2015

Knit Tag !


Première fois qu'on me taggue pour participer à une de ces chaînes, j'y réponds avec plaisir ! 
Lancée par Jaenelle du blog A l'Estudiantine et désignée par la douce Vanessa aux Gambettes Sauvages, cette chaîne de 12 questions porte sur le tricot. C'est parti !


1. Combien de temps passes-tu à tricoter tous les jours ?
Hmm, ca dépend de ce que j'ai à faire dans la journée et d'où je me trouve. En période de cours, je me sers surtout de mon temps cloîtrée dans les transports en commun pour tricoter tranquille (enfin tout est relatif, surtout dans une rame bondée avec toutes les paires d'yeux qui vont avec..). Ca va d'une à deux heures, voire un peu plus. Mais j'avoue que je peux PARFOIS me faire des journées entières à enchaîner les rangs.

2. Quelle est ta laine préférée ? Pourquoi ?
Le cachemire et le mérinos sont tellement doux que ne pas les nommer serait une erreur. Malheureusement, je n'ai pas vraiment le budget pour pouvoir les travailler, ou alors uniquement en chaussettes pour le mérinos. Je ne désespère pas de pouvoir me faire une combi intégrale un jour, ceci dit.
3. Avec quelles aiguilles tricotes-tu le plus souvent ?
Ma taille fétiche est le 5, et paradoxalement je n'en ai qu'une seule paire : Des circulaires Knit Pro Symfonie. Faites en bois, je les trouve agréables à travailler, mais le câble me dérage à cause de sa rigidité. Les Hiya Hiya sont une très belle découverte, j'en possède déja 3 paires (notamment pour les chaussettes) et je pense céder aux sirènes du tout-acier dans peu de temps.
4. Actuellement, combien de pelotes compte ton stock de pelotes ?
Comme l'a si bien dit Vanessa, c'est indécent. Entre les pelotes de récup', celles achetées en coup de coeur et les restes de divers projets, je ne les compte plus. Mais je n'ai pourtant JAMAIS ASSEZ de laine. C'est comme ça.
5. Quelle(s) est (sont) ta (tes) marque(s) de laine préférée(s) ? Et pourquoi ?
J'ai un très gros faible pour Cascade Yarns, surtout la 220. De très belles matières à bas prix, que demander de plus ? Mais je tricote en ce moment avec de la Nepal venue de chez Drops, cette laine est encore meilleur budget que la précédente avec une très belle qualité... A voir lors de l'achèvement du projet et de sa longévité !
6. Plutôt aiguilles circulaires ou quatre aiguilles ?
Circulaires 4 ever ! J'en ai déjà parlé sur le blog et les circulaires sont pour moi la quintessence de l'aiguille à tricoter (rien que ca, dis donc). Facile à transporter, usage 2 en 1, je ne peux plus revenir aux aiguilles droites et aux doubles-pointes.


7. As-tu déjà crée tes propres patrons, si oui lesquels ?
Jamais, mais je m'autorise à la bidouille lorsque je m'en sens capable. Là par exemple, j'adapte le modèle d'un pull déjà tricoté en gilet, appelez moi Stephen West. (#modestie)
Coucou, je suis le roi du tricot, kiss kiss. 

8. Quelle méthode liée aux arts de la laine aimerais-tu apprendre ?
Je dois bien avouer que peu de choses m'intéressent autant que le tricot en soi... Apprendre à teindre, éventuellement ?
9. Quel est le pire selon toi : un fil qui se dédouble ou se rendre compte que tu as fais une erreur dans ton tricot 20 rangs plus bas ?
La question piège... Je crois que le pire, c'est la boulette 20 rangs plus bas. Que je laisserais parce que je sais que j'aurai la flemme de tout défaire. Et qui me rendra folle parce que je ne verrais que ça.
10. Avec quel(s) fil(s) tricote-tu en ce moment ?
Comme je l'ai dit plus haut, je tricote actuellement avec de la Nepal de chez Drops. J'ai profité de l'offre sur les fils contenant de l'alpaga, et je me fais un gilet avec.
11. Quelle marque de laine aimerais-tu tester ?
Toutes celles qui me sont hors d'atteinte car hors-budget ? Plus sérieusement, les couleurs et les qualités de la Madeline Tosh me tentent énormément, et les laines DK de La Fée Fil me font également de l'oeil. Ces laines restent encore au stade de friandises, du genre que l'on se permet de temps en temps... Ou que l'on se fait offrir... (Ben quoi ?)
12. Que penses-tu du tricot ? 
Oula, plein de choses ! Surtout du bien, j'adore cette idée qu'on puisse se fabriquer quelque chose de bout en bout et PORTABLE avec un simple bout de fil. J'aime aussi avoir cette liberté de faire mes choix en matière d'habillement et que mes amis, des connaissances et parfois même des inconnus me demandent de quelle boutique vient mon pull, mon gilet ou mes chaussettes. Ce que j'aime également, c'est de voir à quel point les gens sont touchés lorsque je leur offre un présent tricoté, voir leurs têtes ébahies, ne croyant pas que je puisse FABRIQUER l'article qu'ils ne voient que dans des vitrines de magasins. Mais par dessus tout, j'adore le fait que le tricot soit aussi fédérateur. Grâce à ça, j'ai rencontré des gens vraiment talentueux et formidables venus d'un peu partout dans le monde, la magie d'Internet !


D'ailleurs, en parlant de personne talentueuse et formidable, Vanessa vient de sortir son premier livre ! On retrouve au fil des pages sa patte créative mise en oeuvre au travers de la laine, et c'est très réussi. Le plus, c'est que pour pouvoir en profiter, il n'est pas indispensable de savoir tricoter, et ca c'est chouette. Bravo ! 




jeudi 12 mars 2015

Zone de confort


Aaaah, plus de 6 mois sans news, parfait, PARFAIT ! 
Il faut dire qu'entre temps, je me suis engagée dans une prépa CAPES, et tout moment propice à la détente me plonge dans une culpabilité folle... Même si entre nous, ca ne m'a pas empêchée de tricoter héhéhé ! 


Comfort Zone - Lili comme tout


Abonnée aux gilets lorsque je les achète dans le commerce, j'ai pourtant la fâcheuse manie de ne lorgner que sur des pulls ( et les chaussettes, parce que chaussettes 4 ever ) sur Ravelry.
 Alors lorsque ma grande soeur a eu la merveilleuse idée -pas du tout suggérée par mes soins- de m'offrir un bon d'achat chez Lil Weasel pour Noël, j'ai pas hésité et j'ai couru Passage du Grand Cerf. 



Voulant un gilet chaud et confortable, j'ai opté pour la Cascade 220 Heathers. Valeur sûre parmi tout ce que nous proposent les marques, cette laine allie un grand choix de couleur, une très bonne qualité et puis surtout, un prix aussi doux que sa laine après blocage. (Budget étudiant oblige...)
 Partant de là, je me suis mise en quête d'un gilet dans les profondeurs de Ravelry. J'avais déjà vu plusieurs versions du Comfort Zone créé par Lili comme Tout qui m'avaient fait des oeillades, et hop, je me suis lancée.

Tricoté à la base avec de la Cascade Eco Alpaca, j'ai fait ma rebelle et tricoté avec de la 220, mon échantillon étant le même. Par contre, comme bien souvent lorsque l'on change de type de laine pour un projet, cela influe sur le rendu final : Mon gilet est un peu plus court que le modèle, mais au final, je trouve que c'est peut être pas plus mal.

(Pour les lynx dans l'assistance, mon gilet n'a effectivement pas de boutons car je n'ai toujours pas trouvé ceux qui me faisaient vibrer tout en étant raccord avec le gilet... De toutes façons je porte mes gilets ouvert, ALORS BON.)



Sans déconner, ce gilet était fait pour moi : il a des POCHES <3
(et cette couleur, mmmh...)

Au final, ce petit gilet porte bien son nom : Le confort est présent tant à l'étape tricot qu'à l'étape portage. Merci Lili pour ce chouette modèle ! 




Et en bonus, un extrait de la séance photo... Dignité, sérieux et classe sont mes maîtres-mots, oui oui. 




vendredi 15 août 2014

La nouvelle copine.

Je sais, je sais, ca fait un bout de temps que rien n'a été publié par ici. Mais on ne peut pas bosser, tricoter, dessiner, et traîner en même temps mes poulets, ca se saurait (et ca m'arrangerait bien..) !

Mais ce n'est pas l'objet de ce billet. Je viens vous annoncer qu'il y a du nouveau dans ma vie. Depuis peu, j'ai une nouvelle copine. Je vous laisse l'admirer. 

(Non, ce n'est pas la lampe.)

Son petit nom c'est Singer Tradition, Tradi pour les intimes <3


Elle a plein de boutons à tripoter dont je ne comprends pas toujours le sens, mais je gère le plus basique, point droit mon amour !



Offerte par la famille pour ma soeur et moi début juillet, j'apprends doucement à coudre toute seule comme une grande. L'apprentissage de la couture prend un peu le même chemin que mon apprentissage du tricot, d'abord la base avec quelques essais des différents points, et quand c'est (plus ou moins) assimilé, hop je me jette dans le grand bain pour un projet concret.
 M'imposer des défis et monter graduellement la difficulté me force à comprendre et à m'améliorer, ce que je trouve en plus beaucoup plus gratifiant de voir que oui, même après quelques temps de prise en main, on peut se confectionner quelque chose que l'on aurait du acheter dans le commerces quelques temps auparavant. (Dans ta face, petite fée Consommation !)
Et puis quitte à rêver, autant y aller à balle en bavant sur les Cami Dress, les Cambie Dress, et surtout, surtout, la Sureau...

Enfin pour celle-ci, avec un peu de concentration et d'attention, elle sera sur mon dos d'ici peu, héhé...!


samedi 10 mai 2014

Les pieds au chaud !

Me revoici après ma saga (AU MOINS) sur l'apprentissage du tricot, j'espère que vous avez tous réussi vos premières mailles et observé une minute de silence au monde merveilleux du tricot qui s'est ouvert à vous. 
Pendant ce temps-ci moi, j'ai tricoté. 





Alors comme beaucoup ont pu le remarquer (Notamment sur IG, ahem...), je suis à fond dans ma période chaussettes. Certains tricotent du châle, d'autres du pull à foison, mais moi, rien à faire, c'est la soquetas, et ce pour plusieurs aspects.

Premièrement, ce qui est chouette avec les chaussettes, c'est qu'avec un seul écheveau, on obtient une paire de son choix. Pour cette paire, j'ai utilisé de la Malabrigo Sock en coloris Candombe.
Depuis le temps que je la voyais chez Lil Weasel, j'ai fini par craquer à la fin de mes partiels, et je ne regrette pas du tout ! La couleur est une vraie dinguerie, j'ai eu l'impression de tricoter une de ces tâches d'huile ou d'essence qu'on voit parfois par terre quand il pleut...



Deuxièmement, ce qui est cool avec un projet aussi rapide, c'est que le panel de test de laines est quasi-infini ! Entre les grands noms de laines à chaussettes, les séries des filatures industrielles et des teinturier-e-s indés anglaises ou américaines, je crois que je n'aurai pas assez d'une vie pour toutes les tricoter... Mais je compte quand même vous inonder avec le peu que j'ai, éhéhéh...


Vanilla socks (trouvable sur Ravelry) - Malabrigo Sock

samedi 26 avril 2014

Le tricot, cette épopée... Suite et fin


Héhéhé coucou ! Ahem...



Ah ben voila, parfait : Après deux gros mois passés loin du blog (allez y, faites moi les gros yeux !), je reviens pour clore ma série sur les bases du tricot. 

Maintenant que vous avez des aiguilles qui tricotent vite et une pelote de votre fibre préférée, on va passer aux choses sérieuses : L'apprentissage !

Alors évidemment, ça va se passer à base de vidéos Youtube, et c'est dans cette situation que je mesure la chance d'avoir pu apprendre avec ma tante y'a de ça bien 5 ou 6 ans. Avoir quelqu'un de disponible à qui poser un milliard de questions (au moins), c'est royal, mais disons qu'avec la profusion de vidéos différentes qui affluent sur le plateforme quasi-tous les jours, on trouve rapidement ce que l'on cherche sans trop de soucis.

(Je précise que les vidéos ci-dessous sont une sélection, il n'y a pas qu'une seule façon de faire, si ca ne vous convient pas, libre à vous d'aller chercher d'autres techniques ;) )

- Monter ses mailles -


- Point mousse -


- Rabattre ses mailles -


(Juste avec ces 3 vidéos, vous pouvez vous lancer et faire des réalisations, bravo champion !)

- Point Jersey -

Voila en très très gros les bases du tricot, vous avez les clés en main pour réussir vos premiers rangs et vous amuser un peu à découvrir mon passe-temps préféré. Une fois que vous serez un poil plus à l'aise, vous verrez les possibilités qui s'offrent à vous...

Et rien que pour toi lecteur aux yeux tous secs, quelques idées de projets plus-fastoche-tu-meurs :

- Une couverture à carrés
- Un head-band tressé
- Des mitaines 
- Une grosse écharpe
- Un petit châle
etc etc...

A vous de jouer maintenant !

vendredi 14 février 2014

Le tricot, cette épopée... Episode 2

Tel le Terminator décidé, je reviens poursuivre ma série sur les bases du tricot. J'espère que mes conseils de l'article précédent ont pu vous aider à trouver vos aiguilles de l'amouuuw, que ce soit chez votre mémé ou chez votre dealer de pelotes officiel.
(En tous cas moi je le redis : Knit pro symfonie, JTM <3) 

EPISODE 2 - LA FIBRE.

Alors là mes ptits potes, laissez moi vous dire quelque chose de clair : Une fois que vous commencez à acheter vos premières pelotes, vous êtes foutus, et je pèse mes mots. J'ai commencé avec deux trois pelotes pour apprendre, et à force de récup' ici et là, d'achats coup-de-coeur, et autres restes de projets rondement menés, je me retrouve avec un placard blindé de sacs remplis à ras bords. Et je continue d'acheter parce qu'évidemment, je n'en ai JAMAIS assez.

Pour toi novice, je me suis plongée dans ledit placard pour te montrer les différents types de pelotes auxquelles tu seras éventuellement (SUREMENT) confronté-e.


La pelote "basique"
(Charly de Phildar coloris mirabelle, 100% acrylique. La pelote premier prix de l'enseigne. Déclinée en 12 coloris.)

C'est le genre de pelote que l'on trouve un peu partout dans les commerces. Souvent composée de fibres d'acrylique, on en trouve aussi avec des mélanges de matières nobles (laine peignée, alpaga, mohair...) pour des prix allant de moins d'un euro à 5 ou 6€. Elle est bien souvent conditionnée en pelotes de 50g, bien qu'on en trouve de plus en plus en pelotes de 100g pour réaliser des projets plus conséquents d'un seul tenant.


L'écheveau
(Cascade 220 coloris n° 9459, 100% laine péruvienne. Déclinée en tant de coloris que c'en est limite indécent.)

L'écheveau est bien souvent composé de matières exclusivement naturelles, comme la Cascade 220 qui est entièrement composée de laine. On trouve des écheveaux de différents poids, mais ils sont généralement conditionnés en boudins de 100g.
 Pour quelqu'un qui débute, cette façon de conditionner la laine peut paraître un peu déconcertante : Tandis que pour la pelote "traditionnelle" on tire l'intérieur de la pelote pour tricoter sans à-coups, là il faut mettre soi-même en forme la pelote, soit avec un dévidoir et un bobinoir, soit à la main avec quelqu'un de dévoué... ou un dossier de chaise. (Pour moi, c'est l'option 2, j'ai pas encore tout l'attirail...)


Exemple de la pelote maison.

Si jamais la folie de la pelote vous prend, il faut savoir que c'est bien souvent sous cette forme que les vendeurs de laine artisanale conditionnent leurs fibres, car c'est de cette façon qu'on voit le mieux la couleur de la laine et ses déclinaisons (Me semble-t-il.).
 De mon expérience perso, j'ai constaté que les écheveaux se vendent chez des vendeurs de laine / merceries un peu calées sur le sujet, tant sur Internet qu'en boutique. La mercière de ma ville ne vend qu'une sélection assez restreinte de la collection de pelotes de chez Bergère de France, et si je veux quelque chose d'une qualité supérieure, je dois aller sur Paris ( Pour le coup, c'était Lil Weasel, mais il y a aussi Les Petits Points Parisiens, L'Oisivethé, et surement d'autres que je ne connais pas... ). Etsy offre également un belle sélection de laines indies teintes à la main pour des prix assez larges. 





L'hybride écheveau-pelote aplatie.
(Pas d'étiquette, mais en comparaison à d'autres pelotes, il me semble que ce soir du mohair..)

Concrètement, je ne sais pas vraiment comment s'appelle ce genre de pelote, mais j'ai remarqué que bien souvent elles étaient composées de mohair. Hasard ou parti-pris, je ne saurais peut-être jamais, tant ces pelotes sont rares à trouver de nos jours, toutes celles que j'ai viennent d'une récup. Par conséquent, ce sont souvent des pelotes orphelines, mais ont un métrage important, elles peuvent servir à rajouter un effet mousseux à une laine plus sèche, par exemple, ou pour un ouvrage en dentelle. (Bonjour les erreurs à détricoter là dedans...!)
Pour ce qui est de la fibre en elle même, je pense qu'on peut tricoter un peu tout et n'importe quoi. Poils de chat, de chien, d'autres bestioles plus conventionnelles, cheveux... Les Internets nous ont offert un florilège d'ouvrages tous plus weird les uns que les autres. Mais quand on débute, même crédo que pour les aiguilles : on choisit quelque chose d'agréable, qui donne envie d'attaquer et d'apprendre, et qui corresponde aux aiguilles choisies (du moins dans un premier temps, après vous ferez ce que vous voulez avec hein, personne ne sera sur votre dos, promis !).

 Je vois beaucoup de gens se forcer à démarrer avec de l'acrylique, simplement parce qu'ils n'ont pas envie de "gâcher" de la laine. si une jolie laine vous fait envie, lancez vous, justement ca vous donnera envie de bien faire et vous prendrez confiance en vous.

D'ici au prochain article, je vous donne comme devoir d'aller écumer les merceries, vendeurs de laine, et autres sites internets pour trouver le Saint Graal avec lequel vous monterez vos premières mailles, c'est pas super ?
(Rhololo, trop dur comme consigne, quoi... !)
Et en ce jour de Saint Valentin, je vous laisse avec Ryan Gosling, j'ai cru comprendre qu'il provoquait chez la plupart des gens des réactions incontrôlables.


vendredi 7 février 2014

Le tricot, cette épopée...


Quand j'ai annoncé à mes copains 2.0 et mes copains de la vraie vie que je me lançais dans un blog de tricot, les réactions étaient relativement semblables :

"Ah mais tu tricotes ? C'est trop cool, j'aimerais trop savoir en faire !"
"Oh la la, le tricot c'est cool, mais ca m'a l'air vachement dur quand même..."
"Ah mais ca intéresse des gens, le tricot ? Parce que c'est un truc de mémé, ça."
(Petits cons.)

Alors je me suis dit, dans ma grande bonté et le partage de mon savoir à autrui (ahem), que j'allais faire une série d'articles tutos pour vous, les contrarié(e)s de l'aiguille.
 On part sur une base de trois articles, on va donner dans le digeste et la simplicité, ca va être décontractang amusang, vous allez voir.


EPISODE UN - LE MATERIEL.


Ben ouais, pour pouvoir tricoter et surtout pour pouvoir bien débuter, il faut du matériel, et pas n'importe quoi.

Avant même de mettre pied dans un magasin de laine ou dans une mercerie, on garde à l'idée que dans tout domaine où l'on est novice - en l'occurrence le tricot mes petits chats - les premiers pas sont toujours incertains. Alors histoire de partir du bon pied, on essaie de rester dans quelque chose de ludique, vers lequel on a envie d'aller. (Manquerait plus que ce soit chiant.)

Une fois devant toutes les aiguilles, qu'est ce qu'on fait ?

-La taille-
Pour une première prise en main, on optera pour quelque chose de gratifiant, donc toutes les aiguilles en dessous du 4,5 / 5, on OUBLIE. Deux amies qui débutent ont attaqué direct avec des aiguilles de 3mm de diamètre, sachez qu'elles en chient un peu là. Même moi j'ai attaqué avec du 3,5 pour faire un loooongue écharpe, et depuis, je les fuis comme la peste, impossible de travailler avec tellement ca me gave.

-La matière des aiguilles-
Là, on a le choix entre plusieurs matières, elles se valent toutes à quelques exceptions près, mais ca reste des choix personnels. J'ai une préférence pour celles en bois ou en bambou, elles n'ont pas cette sensation de froid, me sont légères et ont une bonne glisse (détail important à mes yeux !). Mais j'ai aussi des aiguilles en fer et en plastique dans mon arsenal, et il existe des aiguilles en matières un peu plus insolites, comme de l'os ou des bois précieux.

-Circulaires ou droites ?-
Aaah, cette grande question. Les circulaires peuvent effrayer les débutants à cause du "fil" qui relie les deux aiguilles et provoquent toujours la même question : "MAIS COMMENT CA FONCTIONNE ?"
Après des années d'expérience de tricot, j'ai fait mon choix : Circulaires for the win.
En plus d'être pratiques (On peut y caser BEAUCOUP de mailles) et moins encombrantes (Notamment dans le métro, car oui, je suis une tricoteuse tout terrain), elles sont de vraies petits couteaux suisses. Si jamais le tricot en rond et sans coutures vous botte d'avance, optez pour des circulaires directement, ca vous fera d'une pierre deux coups, et vous n'aurez pas à réinvestir dans une paire d'une taille que vous avez déjà en droites. (Ca marche de la même façon.)
Mais j'ai aussi déjà entendu que certaines personnes n'arrivaient pas à se faire aux circulaires, car elles avaient appris à tricoter avec l'aiguille sous le bras. Là encore, sauf si vous avez un projet en rond/sans couture sur le feu, le choix des aiguilles reste avant tout guidé par vos habitudes et votre posture de tricot.

Mais pour s'outiller, il existe des alternatives à moindre coût :
- Les brocantes sont les lieux propices pour trouver de quoi tricoter. Aiguilles, pelotes, catalogues, on y trouve souvent de tout. Pensez y si vous voulez trouver vos premières aiguilles !
(Souvent du plastique / du fer)

-Emmaus / Le Bon Coin : Même principe que pour la brocante, ce sont des lieux auquel il est toujours utile de penser, on y trouve souvent de belles surprises.

-Votre famille (eh oui !) : Si comme moi vous êtes nés dans une famille au lourd passif tricotesque, il est fort probable de trouver des aiguilles dans les caisses / malles / caves / greniers de vos grand-mères tentes ou autres cousines. En plus de vous équiper, ca fera l'occasion d'une visite et de raviver des souvenirs de famille. Et p'tet même l'occasion rêvée d'apprendre à monter vos premières mailles.

Quand est-ce que vous vous y mettez, alors ?